Transformer pour gagner plus : le manioc, une mine de valeur ajoutée
Vendre des racines fraîches rapporte peu et s’abîme vite. Farine, chikwangue, cossettes ou amidon permettent de mieux valoriser chaque récolte.
Lire l’articleBeaucoup de producteurs fixent leur prix « au feeling » ou en regardant le voisin. Calculer son prix de revient, c'est savoir combien coûte vraiment chaque sac, chaque poulet ou chaque kilo de poisson, et vendre sans perdre.
Au marché, la question revient sans cesse : « À combien je vends ? ». Trop souvent, la réponse se fait en regardant le prix du voisin. Le risque est réel : vous pouvez travailler toute une saison, vendre toute votre production… et découvrir à la fin qu'il ne reste presque rien. Le prix de revient est l'outil qui vous évite cette mauvaise surprise.
Le prix de revient, c'est ce que vous coûte réellement une unité de produit (un sac de maïs, un poulet de chair, un kilo de tilapia, un litre de lait) avant de la vendre. Il additionne toutes les dépenses engagées, puis les divise par la quantité produite.
La règle est simple :
C'est l'étape la plus importante, et celle où l'on oublie le plus de choses. Prenez un cahier et notez, pour un cycle de production complet (une campagne agricole, une bande de poulets, un cycle de poissons) :
Les charges directes, liées à la production :
Les charges indirectes, souvent oubliées :
Et votre propre travail. Beaucoup de producteurs ne se comptent pas. Pourtant, si vous passez vos journées au champ ou à la ferme, ce temps a une valeur. Fixez-vous une rémunération raisonnable et intégrez-la.
Un équipement acheté sert plusieurs années. Il ne faut donc pas faire peser tout son prix sur une seule récolte, mais ne pas l'ignorer non plus.
Méthode simple : divisez le prix d'achat par le nombre d'années (ou de cycles) pendant lesquels vous pensez l'utiliser. Par exemple, un outil prévu pour durer cinq saisons doit compter pour un cinquième de son prix dans chaque saison. Cette somme est à mettre de côté pour le remplacer le moment venu.
Ne prenez pas la quantité espérée, mais la quantité réellement vendable :
C'est souvent ici que le calcul fait mal : les pertes augmentent fortement le coût de chaque unité vendue. D'où l'intérêt de bien stocker et de soigner la biosécurité.
Prix de revient unitaire = total des dépenses ÷ quantité vendable.
Vous obtenez le coût réel d'un sac, d'un poulet ou d'un kilo. Ajoutez ensuite la marge que vous souhaitez pour fixer votre prix de vente. Cette marge doit couvrir les imprévus et vous permettre d'investir dans la saison suivante.
Si le prix pratiqué sur le marché est inférieur à votre prix de revient, ne baissez pas les bras. Plusieurs leviers existent :
Calculer son prix de revient ne demande ni ordinateur ni diplôme : un cahier, un stylo et un peu de rigueur suffisent. C'est pourtant la base de toute exploitation rentable et le premier document que regardera un partenaire ou un organisme de crédit. Les membres de la FECAP peuvent échanger sur ces outils de gestion avec d'autres entrepreneurs du secteur : découvrez comment nous rejoindre sur la page Adhésion.
À lire aussi
Vendre des racines fraîches rapporte peu et s’abîme vite. Farine, chikwangue, cossettes ou amidon permettent de mieux valoriser chaque récolte.
Lire l’articleUn site repensé, des pages dédiées à PATEF et LIKITA, un agenda et surtout un journal mis à jour chaque jour pour accompagner les acteurs agro-pastoraux de la RDC.
Lire l’articleAvec l’arrivée des pluies, la saison du maïs commence. Préparation du sol, choix des semences, densité, fertilisation : les bons réflexes pour de meilleurs rendements.
Lire l’article
Adhésion
Producteur, éleveur, transformateur ou entrepreneur du secteur agro-pastoral en RDC ? Rejoignez le réseau officiel pour développer vos opportunités.